mardi 23 avril 2013

Cotonou et la côte du Bénin

A Cotonou nous avons mangé du "gari", de la poudre de manioc délayé, avec du lait concentré, du sucre et des arachides... Trop bon!

A part ça, nous avons assisté par deux fois a des danses de revenants (effectuées a l'occasion d'un anniversaire de mort), assez impressionnantes : la foule s'enfuit en courant quand approche un revenant, car il peut fouetter ceux qui le méritent. Ce sont les seules manifestations de voudoun que nous avons pu approcher de près, le reste étant strictement réservé aux initiés...

Nous avons aussi pu admirer dans les rues les dizaines et dizaines de pagnes aux motifs et couleurs variés, et nous sommes allées a la plage, en bonnes touristes, pour profiter du cliché "plage de sable blanc, cocotiers et mer a perte de vue".
 
 

Et pour continuer dans la veine "tourisme", nous sommes allées a Ganvié, une ville de 35 000 habitants construite entièrement sur l'eau. 
Les habitants ont construit des cases sur pilotis dans la lagune, qui fait 1 a 2 m de profondeur, et ils ont développé plusieurs techniques de pêche pour assurer leur subsistance. Ils vont ensuite vendre le poisson sur terre pour pouvoir acheter d'autres produits de première nécessité. 
Le village a été crée par des personnes fuyant les les chasseurs d'esclave au 18ème siècle. Ils se sont réfugié sur une ile au milieu de la lagune, a l'abri des hommes qui les poursuivaient pour les vendre comme esclaves aux Blancs. Puis au fil du temps ils ont quitte l'ile, qui est devenu le cimetière du village, et ont bâti des cases sur pilotis.
 
 

Et enfin nous avons expérimenté la "route des esclaves" de Ouidah, le port d'embarquement des esclaves pour les Antilles et les Amériques dans le cadre du triangle de la traite négrière. Nous avons emprunté a pied la route qui mène du marché aux esclaves a la plage, soit environ 5 km sur une route rouge, sous le soleil, a travers la mangrove. Et une fois a la plage, ce sont des rouleaux déchainés qui vous accueillent, inhibant toute envie de baignade!

lundi 22 avril 2013

La poésie a la béninoise

Quelques inscriptions lues au fil de notre voyage en terre béninoise:




Le nord du Bénin

 Le nord du Bénin est très verdoyant et vallonné. La ville de Natitingou, par exemple, est dans la chaine montagneuse de l'Atakora:


Et au Benin il y a aussi beaucoup d'orages en cette saison. Nous nous en avons fait les frais un soir ou nous voulions dormir a la belle étoile au bord d'une rivière. 
Voici le campement en fin d’après-midi, quand il faisait encore beau: une bâche, deux moustiquaires, des arbres en guise de voute protectrice...
 ... Voici l'orage qui s'annonce...

Et voici le campement de fortune improvisé sous les premières gouttes a la va-vite! Un coin un peu a l'abri sous un pont, deux bâches qui forment un nid a la marsupilami, toutes nos affaires dedans et nous avec, a tenir les extrémités des bâches pour essayer de ne pas trop prendre l'eau! Autant vous dire que nous n'avons pas passé une nuit très reposante!

Tiébélé, en pays Kassena

Voici les cases typiques du pays Kassena, un sous-groupe de l'ethnie Gourounsi, au Sud du Burkina Faso, a la frontière ghanéenne: des cases rondes en terre, peintes avec des motifs géométriques noirs et blancs. Le toit rond et plat sert de terrasse, on y a dormi a la belle étoile et au frais, c’était super!

Et ici, un aperçu du labyrinthe qu'est la cour royale de Tiébélé:


Ah, le dolo... c'est de la bière de mil, et ça a un gout très particulier. C'est a boire chaud, a toutes heures de la journée. On nous en a bu durant tout notre séjour a Tiébélé, car on nous en proposait tout le temps, et impossible de refuser catégoriquement, c'est très malpoli!

Un des villages en hauteur de la ville sur la colline, avec des plantations en terrasse. C'est la que nous avons assiste aux funérailles du chef de village, suivies de l'intronisation du nouveau chef, avec des danses guerrières Kassena.

Le site d'orpaillage a la sortie de la ville:

Et qui a dit qu'une chèvre ne pouvait pas conduire une moto? ;)


mardi 26 mars 2013

La suite du voyage


Après deux mois et demi de halte au Burkina, nous repartons vers d'autres aventures.

Nous avions initialement prévu de nous rendre en Algérie après le Burkina, en prenant l'avion, puis de continuer en Méditerranée pour nous rendre assez rapidement au Moyen-Orient.

Mais nous n'avons pas obtenu notre visa algérien, donc nous avons changé nos plans. Nous allons prendre le temps d'explorer la sous-région ouest africaine, pour remonter par voie terrestre jusqu'au Maroc. Notre itinéraire pour les prochains mois va donc être le suivant :

- Burkina Faso : visite de l'Est du pays, sur les terres des ethnies Gourounsi et Gourmantché ; 

- Bénin : rencontre avec des scénographes à Cotonou, visite d'une exploitation agricole autosuffisante à Porto Novo, découverte d'Abomey et des traces de la traite négrière le long des côtes béninoises ; 

- Togo ? : nous n'avons pas encore décidé si nous passerons par ce pays ou pas, ça va dépendre des contacts que vous pourrons avoir depuis le Burkina et le Bénin ; 

- A nouveau Burkina Faso : nous repassons par ce pays pour des raisons administratives : il nous est plus facile d'obtenir un visa du Conseil de l'Entente (qui comprend le Burkina, le Niger, le Bénin, le Togo et la Cote d'Ivoire) que de demander un visa pour le Ghana pour passer directement du Togo à la Cote d'Ivoire. Et puis disons le clairement : nous sommes ravies de repasser par le Burkina avant de quitter la région ! Ça nous donnera l'occasion d'aller voir des amis dans le Sud-ouest du pays, dans les environs de Bobo-Dioulasso, Banfora, Tengrela, etc. ; 

- Côte d'Ivoire : traversée du pays en train, depuis Bobo-Dioulasso (Burkina) jusqu'à Abidjan, puis visite plus tranquille du pays (pas encore planifiée) ;

- Guinée : traversée rapide, simplement pour se rendre au Sénégal ; 

- Sénégal : halte de quelques semaines, pour prendre le temps de découvrir ce pays qui nous attire mais que nous ne connaissons en définitive pas beaucoup ; 

- Mauritanie : traversée rapide en voiture le long de la côte, là où le pays est le plus sûr, pour aller directement au Maroc. La situation tendue de la sous-région ne nous permet pas de rester longtemps dans ce pays et d'aller plus dans les terres, ce qui est dommage car nous avons très envie de découvrir les richesses culturelles et géographiques de la Mauritanie, mais la sécurité avant tout... 

- Maroc : remontée rapide du Sahara occidental en voiture le long de la cote (toujours pour des raisons de sécurité), puis on prendra le temps d'aller visiter à la fois les grandes villes de la côte – plus ou moins touristiques – et les villages berbères dans l'Atlas marocain.

Voila pour notre périple africain, qui n’était pas du tout au programme à notre départ de France. Mais ce sont les imprévus du voyage, et nous sommes très contentes que ce choix ce soit plus ou moins imposé à nous après l’échec de l'obtention du visa algérien !

jeudi 7 mars 2013

Le quartier Goughin, notre "chez nous" à Ouagadougou

Voilà un petit aperçu de notre quotidien ouagalais:

Amza, le petit-fils de notre hôte


Anne-Claire, une autre bénévole du festival et coloc chez Tantie, toute contente de s'apprêter à manger la première mangue de l'année!


Tantie Aïcha, à l'ombre de son manguier


La lessive du dimanche, ô joie!


Tissage d'un pagne au coin d'une rue


Le restaurant végétarien au nom le plus sympa du quartier!


Les enfants du quartier

Les festivalières en action

Pendant le festival Rendez-vous chez nous, Ouassila fait le singe dans les arbres...

... et la danseuse étoile bibendum! 

Mais elle a cédé sa place aux chanteuses pour la finale du spectacle des poupées géantes de la compagnie Transe Express!

Le baobab illuminé de la place de la femme

Erell préfère aider à installer des étoiles géantes aux quatre coins d'un stade de foot pour le décor du spectacle de danse du FESPACO...

... et assister à la dernière répétition, en costume et tout et tout, presque comme en vrai!